Londres à la carte

Inspiration, actu et bons plans… Suivez le blog de Londres à la carte pour vous tenir au courant de ce qui se passe à Londres.

Balade dans l’Est londonien

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On me pose souvent la même question: “Dis, c’est quoi ton quartier préféré à Londres ?” Difficile d’y répondre, puisque ce qui fait selon moi tout l’intérêt de la capitale anglaise, c’est justement la diversité de ses quartiers. Ils possèdent chacun leur propre atmosphère, charmes uniques et secrets. De Brixton à Hampstead, en passant par Soho et Westminster, il vous suffit en effet de prendre le Tube et de descendre quelques arrêts plus loin pour vous sentir complètement dépaysé !

Si tous les quartiers de la capitale méritent donc d’être visités, j’ai quand même ma petite préférence…Si vous êtes un lecteur fidèle du blog et si vous avez déjà eu l’occasion de feuilleter “Londres, Secrets de Londoniens”, vous l’aurez sûrement deviné. Oui, c’est bien de l’Est londonien dont je vous parle ! Pourquoi ? Parce que c’est un quartier très vivant, dont l’histoire est fascinante, et qui n’en finit de me surprendre. J’avoue ne pas être très objective : j’y vis depuis plusieurs années, et c’est certainement le quartier que je connais le mieux…Mais allez y faire un tour, et vous m’en donnerez des nouvelles !

Si vous ne savez pas par où commencer, j’ai compilé un carnet de voyage que vous pourrez découvrir sur le site d’accorhotels.com, sur la page proposant les hôtels à Londres.

Avec ses musées, galeries, restaurants, pubs, canaux, parcs et marchés, vous vous rendrez vite compte que l’East End – c’est comme ça on l’appelle ici – a tout pour plaire…

Alors, vous partez quand ?

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Londres, tant d’histoires à vivre…

Je trouve la dernière campagne d’Eurostar, “tant d’histoires à venir”, assez géniale (oui, j’étais dans la pub avant, donc je reste sensible à ce genre de choses). Je vous laisse la découvrir ci-dessous…

 

Je suis sûre que d’autres se sont reconnus 🙂

V&A Friday Late – une nuit au musée

Vendredi soir, j’ai passé la soirée au V&A. Oui, car tous les vendredis, le musée reste ouvert jusqu’à 22h à l’occasion des “V&A lates”. Si certains espaces sont fermés au public, la plupart des expositions du moment sont accessibles au public. En plus de cela, des DJs sont là pour mettre l’ambiance et vous pouvez déambuler d’une exposition à l’autre avec un verre de vin à la main. Plutôt sympa donc, et ça change des traditionnelles fin de semaine au pub.

J’y suis allée car je voulais absolument voir l’exposition Memory Palace, qui se termine aujourd’hui, et je n’ai pas été déçue.

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À travers une vingtaine d’installations en tout genre réalisées par des graphistes, typographes et illustrateurs, l’auteur britannique Hari Kunzru plonge les visiteurs dans un univers dystopique qui rappelle un peu celui de Fahrenheit 451. Suite à une tempête magnétique ayant complètement détruit les infrastructures de notre société d’information, les humains se retrouvent forcés à vivre une vie d’une extrême simplicité. Tout ce qui pourrait conduire au rétablissement de la vie moderne telle qu’on la connaît actuellement est banni par The Thing, un gouvernement autoritaire qui n’hésite pas à emprisonner et torturer tous ceux qui tenteraient de s’opposer au retour à la nature.

Le récit, tout comme la manière dont il est conté, sont captivants. On se promène dans cette histoire en 3D en s’interrogeant sur la manière dont on vit à notre époque, et sur le rôle joué par les nouvelles technologies dans la conservation de la mémoire. L’exposition se termine par une question, qui laisse elle aussi à méditer : “si vous ne deviez garder qu’un seul souvenir, lequel serait-il ?” (j’y ai bien réfléchi, mais je n’ai toujours pas la réponse).

Autre exposition à voir en ce moment au V&A, celle d’Elmgreen & Dragset. Le collectif scandinave, plus connu pour avoir installé un cheval à bascule sur l’une des colonnes de Trafalgar Square ou encore un magasin Prada en plein milieu du désert du Texas, célèbre la réouverture des Textiles Galleries avec une installation originale baptisée “Tomorrow”.

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L’exposition invite les visiteurs à pénétrer à l’intérieur de l’appartement d’un certain Norman Swann. Issu d’une famille bourgeoise, à en juger par les portraits au mur et la collection d’antiquités qu’il possède, Norman se trouve sur le point de déménager. Les cartons sont à moitié faits, et on comprend assez facilement, de par les tableaux manquants au mur et l’état de délabrement des lieux, que Norman est en difficulté financière. Un tour par son atelier ainsi qu’un coup d’oeil rapide à son imposante bibliothèque nous en apprennent plus sur la vie de ce vieil homme : ancien architecte, Norman a très certainement raté sa carrière. Je m’assieds un instant sur l’une des banquettes confortables du salon, pour feuilleter l’un des magasines posés sur la petite table devant moi. Je jette un oeil aux photos dans le couloir puis à celles en noir et blanc posées sur le piano. Je furète un peu partout, tel un détective cherchant à en apprendre un peu plus sur cette homme mystérieux. Je regarde la paperasse étalée sur son bureau, j’examine un ticket de caisse de supermarché dans le vide-poche de l’entrée, je découvre une boite d’antidépresseurs dans la table de nuit. Les artistes ont si bien fait leur travail, qu’on se prend à croire que Norman, qui n’est qu’un caractère fictif, a réellement existé et qu’il pourrait même rentrer d’une minute à l’autre. Justement, en repartant, je croise l’un des surveillants de l’exposition, ingénieusement déguisé en majordome. Je le salue, comme pour dire au revoir.

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En transformant les galeries en décor de film* Elmgreen & Dragset nous encouragent, l’air de rien, à découvrir les objets des collections du musée. Un pari donc réussi pour le duo, et une mise en scène intéressante que d’autres musées pourraient bien leur envier.

* Un petit livre intitulé “Tomorrow – Scénario d’un film non réalisé” est disponible pour ceux qui souhaiteraient faire plus ample connaissance avec Norman au fil de la visite. Il est divisé en 13 scènes, chacune des scènes se passant dans une pièce spécifique de l’appartement.

Le Brixton Pound, une initiative innovante pour booster l’économie locale

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Des billets à l’effigie de David Bowie ? Non, ce n’est ni un rêve, ni la dernière édition du Monopoly. Cette monnaie s’appelle le Brixton Pound, et comme son nom le laisse deviner, c’est dans le quartier de Brixton – au Sud de Londres, là où Bowie est né – qu’elle circule.

Lancée en septembre 2009 par le collectif Transition Town Brixton pour soutenir les commerces de proximité particulièrement touchés par la crise, elle ne vise pas à remplacer la livre sterling mais plutôt à lui servir de complément (je sais, on a déjà l’euro ET la livre, mais continuez la lecture de l’article ça vaut le coup).

La devise a pour objectif d’encourager la consommation locale, et ne peut d’ailleurs être utilisée qu’à Brixton (elle n’a aucune valeur en dehors de ce territoire). En effet, et comme le résume simplement son slogan “Money that sticks to Brixton”, cette monnaie reste à Brixton (oui, c’est même le but).

Plus de 200 commerces indépendants (restaurants, pubs, épiceries, cafés, magasins, etc.) répartis dans le Borough de Lambeth l’acceptent déjà comme moyen de paiement, et si vous faites un peu attention la prochaine fois que vous vous promènerez dans le quartier (notamment du côté de Brixton Village), vous remarquez sur les portes et devantures des commerces des autocollants bleus portant le sigle £B, indiquant les points de vente participants à l’opération.

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En terme de valeur, il n’y a pas de différence entre la livre sterling et le brixton pound (du moins en apparence) puisque 1£ = 1B£. Mais, vous l’aurez certainement compris, l’avantage de payer en Brixton Pounds (en plus du sentiment d’avoir fait une bonne action, qui lui bien sûr n’a pas de prix) c’est que la plupart des commerçants vous offriront une réduction pour vous remercier de votre fidélité. Entre une bière qui coûte £4 ou 3B£, je vous laisse faire le bon choix…

Si vous choisissez le Brixton Pound, sachez qu’il existe deux 2 bureaux de change (plus d’info par ici) où vous pourrez changer vos livres sterling en billets de 1B£, 5B£, 10B£ et 20B£.

Entre nous, c’est quand même plus cool d’avoir dans son portefeuille des billets à l’effigie du roi de la pop que de la Reine d’Angleterre, non?

Brixton Pound
Plus d’info sur http://brixtonpound.org

House of Hackney – Le Liberty de l’Est

Trendy, l’Est londonien ? Plus que jamais, à en juger par le nombre de marques de luxe récemment venues s’installer dans le quartier. Burberry furent les premiers à ouvrir leur stock à Hackney en 2009, rejoints très vite par Pringle of Scotland et Aquascutum. Du côté de Redchurch Street, la présence d’APC et d’Aimé ainsi que le nombre de touristes asiatiques errants confirment la tendance : l’East End est bel et bien le nouveau “fashion hotspot” londonien.

Sur Shoreditch High Street, une autre boutique se distingue des nombreux bars et cafés environnants par sa devanture élégante. D’emblée, le magasin fait penser à Liberty avec son kiosque à fleurs à l’entrée. Mais, où suis-je ? Chez House of Hackney, le label de mode British fondé par Frieda Gormley (ex-Topshop) et Javvy M Royles.

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Le flagship de la marque, ouvert depuis juin 2013, s’étend sur près de 200 mètres carrés. A l’intérieur, on retrouve tous les imprimés originaux qui ont fait le succès de la marque. Je dois avouer que je suis assez fan, sans doute parce que ces (presque) six années à Londres m’ont permis de cultiver un certain goût pour l’excentricité et les motifs kitsch.

Les designs sont uniques et semblent tout droit sortis d’une fable de Lewis Carroll. Vous trouverez ainsi des imprimés flamands roses, palmiers et d’autres motifs fantaisistes qui vous laisserons croire à des hallucinations.

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Papiers-peints, mobilier, vêtements et objets déco en tout genre: ils sont déclinés à l’infini sur tous les supports si bien que le tout forme une sorte de trompe-l’œil grandeur nature. Même les vendeurs, habillés par la maison, se fondent dans le décor de cette jungle chic !

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ImageLe sous-sol, quant à lui, sert de showroom…

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Si vous voulez mon avis, ce concept-store pourrait bien s’imposer rapidement comme le plus branché de la ville. Faites-y un tour, vous y dénicherez certainement quelque chose : un bibelot sympa pour le salon, une jolie robe fleurie ou simplement un peu d’inspiration pour redécorer votre maison.

House of Hackney
131 Shoreditch High Street, London, E1 6JE
Métro: Shoreditch High Street / Old Street
Horaires d’ouverture: lundi-samedi 10h-20h, dimanche 10h-16h
http://www.houseofhackney.com

Psssssst: Si vous ne pouvez pas vous déplacer jusqu’à Shoreditch, sachez que vous pouvez trouvez certains articles de la collection sur les sites d’ASOS et Urban Outfitters !

One Fine Stay – Le concept de l’unhotel

Avez-vous déjà entendu parler de One Fine Stay ? Très justement surnommé “the rich’s man Airbnb” par le Financial Times, ce site créé en 2009 propose une expérience assez proche – mais beaucoup plus luxueuse ! – de celle de Airbnb.

Pour ceux qui ne connaissent ni Airbnb ni One Fine Stay, laissez-moi vous expliquer un peu le concept de ces deux start-ups qui ont réussi en quelques années seulement à complètement bouleverser l’industrie hôtelière.

Pour faire simple, Airbnb et One Fine Stay offrent aux particuliers ayant une chambre de libre ou un logement inoccupé la possibilité de le louer à qui le voudra. En somme, si vous avez toujours rêvé d’ouvrir une chambre d’hôte (ou tout simplement si vous cherchez une solution “facile” pour compléter vos revenus), ces deux sites pourraient vous aider à réalisé votre projet en deux clics, trois photos ! De la même manière, si vous recherchez un hébergement pour votre prochain voyage et que vous aimeriez trouver une solution un peu plus originale, plaisante et économique qu’un hôtel, Airbnb et One Fine Stay vous permettent de trouver en quelques minutes l’endroit idéal répondant à vos critères.

Les deux sites, qui n’ont cessé de gagner en notoriété et en popularité au cours des douze derniers mois, incarnent avec brio cette nouvelle économie révolutionnaire, dite “de partage” (qui fait d’ailleurs régulièrement les titres des journaux ces derniers temps).

Bref, plutôt que de m’étendre davantage sur l’intérêt et le potentiel de ces sites “de particuliers à particuliers” (il ne faut pas me lancer sur le sujet ou je ne m’arrête plus), je vous laisse faire vos propres recherches et je vais plutôt vous parler de One Fine Stay, que j’ai découvert il y a quelques mois.

Surfant sur la vague du succès d’Airbnb, One Fine Stay se distingue toutefois de la start-up californienne en s’adressant à une clientèle plus sophistiquée.

Tout d’abord, les propriétés mises en ligne sont triés sur le volet. Ce qui veut dire que la plupart des logement que vous trouverez sur le site ressemblent aux intérieurs qui figurent dans les pages déco des magazines les plus tendances (tiens, d’ailleurs puisqu’on en parle, j’échangerai bien l’une des villas du site contre mon appartement !)

Ensuite, de nombreux services vous sont proposés “gratuitement” (par gratuitement, je veux dire qu’ils sont inclus dans le pris) :
– Votre propriété est nettoyée professionnellement avant votre arrivée
– Vous êtes accueillis par un greeter, qui vous remet vos clefs et vous fait faire le tour du propriétaire.
– Dans la salle de bain – oh surprise ! – se trouve un kit de toilettes signé de la marque Kiehl’s (parfait pour toutes celles qui ne peuvent pas s’empêcher d’emporter dans leur valise les échantillons de shampooing !)
– Vous recevez aussi un iPhone pour la durée de votre séjour, qui contient des recommandations de votre hôte sur les choses à voir et à faire dans le quartier (vous ne passerez plus des heures à choisir un resto !)
– Un service de concierge est également à votre disposition, au cas où vous auriez un problème ou des questions.

En plus de cela, One Fine Stay publie aussi un très joli magazine, The GuestBook, que j’ai eu l’occasion de feuilleter et pour lequel j’ai eu un vrai coup de coeur (des jolies illustrations et photos, du contenu intéressant). Voici quelques photos, qui vous permettront d’avoir un aperçu de son contenu mais aussi de jeter un oeil à certaines des propriétés londoniennes disponibles sur le site.

 

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Tout cela pour dire que le concept de l’ « unhotel » me plaît, et que je le recommanderai certainement à tous ceux et celles qui sont de passage à Londres. Quand à moi, j’espère avoir l’occasion de le tester très bientôt. Cela fait déjà plus de trois ans que je ne voyage plus qu’avec Airbnb, et je ne serai pas contre une petite “upgrade” !

The Fourth Plinth – What’s next ?

The Fourth Plinth est certainement l’un des espaces d’exposition les plus originaux de la capitale.  Situé en plein air, sur Trafalgar Square (vous savez, la grande place située en face de la National Gallery, là où il y a toujours plein de pigeons) il accueille tous les 18 mois une nouvelle œuvre d’art.

Au cours des dernières années, les Londoniens comme les touristes ont eu la chance d’y admirer les créations d’Elmgreen & Dragset, de Yinka Shonibare ou encore d’Anthony Gormley (pour voir les projets passés, cliquez par ici). Depuis juillet 2013, c’est le très controversé coq bleu de l’artiste Katharina Fritsch qui occupe la quatrième plinthe, faisant face à la fameuse Nelson’s Column (j’ai trouvé l’idée plutôt sympa moi, et je pense que Napoléon aurait apprécié le clin d’œil lui aussi).

Malheureusement, le coq devra laissé place à une autre œuvre en 2015, et comme à chaque fois, la ville de Londres invite le public à voter pour l’œuvre qui lui succèdera. 

Six artistes ont déjà été shortlistés : Marcus Coates, Hans Haacke, Mark Leckey, Liliane Lijn, Ugo Rondinone et David Shrighley. Vous êtes invité à donner votre avis sur leurs projets, actuellement exposés au sous-sol de l’Eglise Saint-Martin-in-The Fields (jusqu’au 17 novembre).

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Personnellement, je suis assez fan de David Shrighley et de son sens de l’humour. Je vote donc pour le “thumbs up”, qui n’est pas sans rappeler le très célèbre “like” (ou “j’aime”) de Facebook. Et vous ?

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Cabbie’s Tales: un taxi pas comme les autres…

Je me promenais hier dans le quartier d’Old Street quand je suis tombée par hasard sur ce black cab  garé le long de Charlotte Street :

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Intriguée, j’ai jeté un œil à l’intérieur du véhicule pour y découvrir le message suivant:

“Cabbies’ Tales proposes a way to capture the London cabbies’ unique and extraordinary knowledge of the city for every Londoner or visitor that uses a cab. By harnessing cabs’ existing receipt printing technology, connecting it to a voice recognition system that transcribes the cabbie’s words during each fare. The printed receipts include this text on the end. Whether it be London history, an insider’s tip or politically incorrect story, the text can be torn off from the receipt or kept as an authentic souvenir of London.”

L’idée est originale. Elle propose de connecter la mini-imprimante de bord du véhicule (celle qui permet au chauffeur d’imprimer les reçus) à un système d’enregistrement audio utilisant la reconnaissance vocale. Ainsi, chaque passager pourrait repartir avec l’imprimé de sa conversation avec le chauffeur.

C’est à Nic Wallenberg, un diplomé du Royal College of Art, que l’on doit ce projet (merci Google pour m’avoir permise, une fois de plus, d’élucider un mystère.)

Je trouve l’idée intéressante. Après tout, les chauffeurs de taxi londoniens connaissent la ville mieux que personne, j’aime donc l’idée de pouvoir demander à un “insider” ses recommandations sur les choses à voir et à visiter et de pouvoir garder une trace de cette conversation (je pense principalement aux touristes qui débarquent à Londres et qui prennent un cab pour aller à leur hôtel). En plus de cela, les chauffeurs de taxi avec qui j’ai eu l’occasion d’échanger ont toujours eu des histoires intéressantes à raconter : des anecdotes improbables sur les célébrités et autres passagers qui ont posé leurs fesses à l’arrière de leur véhicule aux courses et “missions” les plus insolites qui leur ont été confiés. Je me dis que si ce dispositif était installé dans plusieurs taxis, le résultat de cet essai formerait certainement un joli recueil de textes. Ceux qui ont vu (et apprécié) “Night on Earth” de Jim Jarmusch partageront certainement mon avis.

 

Idée du jour #7 : aller voir le pavillon de Sou Fujimoto à la Serpentine Gallery

En vous promenant dans Kensington Gardens, vous êtes peut-être déjà tombé sur la Serpentine Gallery. Mais savez-vous que chaque année, cette institution de lʼart contemporain commissionne un architecte de renom pour construire dans ses jardins un
pavillon éphémère ? Destiné à accueillir les visiteurs de passage et les événements organisés par la galerie pendant lʼété, le pavillon fait toujours sensation. Il faut dire que les projets qui se sont succédés depuis 2000 étaient tous impressionnants (Zaha Hadid, Rem Khoulas, Frank Ghery, Jean Nouvel et Ai Weiwei font partis de ceux qui se sont prêtés à lʼexercice).

Cette année, le pavillon éphémère fut conçu par le japonais Sou Fujimoto. Sa structure d’acier et de verre est d’un style futuriste. Étonnante, elle joue la transparence et invite les visiteurs à entrer dans le pavillon pour en explorer ses contours incertains. On peut s’y asseoir (d’ailleurs, le pavillon abrite un petit café tenu par Fortnum & Mason !) ou bien escalader sa structure pour changer de perspective. Sou Fujimoto la décrit d’ailleurs comme “un nuage” qui se fond dans le paysage.

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A visiter absolument avant le 20 octobre !

Open House – les journées du patrimoine à Londres

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Pénétrer à lʼintérieur de la Banque dʼAngleterre, monter en haut dʼune tour de la City, visiter une maison dʼarchitecte écologique, un temple maçonnique, un hall de style élisabéthain ou encore un hôtel de luxe: cʼest possible, lors des journées Open House London qui se déroulent chaque année au mois de septembre! C’est justement ce week-end (21 & 22 septembre) que l’évènement aura lieu cette année.

À cette occasion, vous aurez la chance dʼexplorer plusieurs centaines de bâtiments généralement fermés au public, mais il faudra vous armer de patience, car il nʼest pas rare de devoir faire la queue pendant plusieurs heures pour les attractions les plus populaires (l’attente promet d’être longue si vous souhaitez visiter le Gherkin, la Battersea Power Station ou encore la Trellick Tower!).

Vous ne savez pas quoi voir ou par quoi commencer ? Demandez le programme par ici.

Sachez également si vous êtes féru d’architecture que le Royal Institute of British Architects organise tout au long de lʼannée une série de conférences et dʼexpositions sur des thèmes divers et variés, le plus souvent dans ses locaux de Portland Place et de temps à autre au Victoria & Albert Museum.

Enfin, si vous souhaitez voir les derniers développements en terme dʼurbanisme, le centre de New London Architecture propose une exposition permanente qui présente les différents projets en cours, que vous pourrez vous amuser à localiser sur un impressionnant modèle réduit de la ville…de 12 mètres de long!